Moi aussi j'ai plein de trucs à raconter sur ma nouvelle vie ! Ce premier article sera consacré en partie à la fac, parce qu’il y a tellement de choses à dire sur ce fameux Mirail ll.
Rentrée 2007... année spéciale pour tous ceux qui ont quitté le lycée et commencé une "nouvelle vie".
Ca fait seulement trois semaines que je suis à Toulouse et deux semaines que j'ai commencé les cours, mais j'ai l'impression que ça fait une éternité. Et qu'en même temps il me reste encore un siècle à me saturer le cerveau avant d'avoir fini au moins la première année de licence (lettres modernes option maths/informatique pour ceux qui savent pas). Beaucoup de changement d'un coup ça fatigue, l'air de rien. En ce moment je ressemble à un zombie tellement je suis crevée, pourtant j'ai que 16 heures de cours par semaine. Puis ce qui a changé pour moi en +, c'est que mes parents sont tous les deux à l'étranger. C'est stressant et fatiguant, pas parce que j'ai peur de pas me débrouiller seule, mais parce qu'ils me manquent. Je peux pas me dire, quand j'ai l'impression que je vais péter un câble, "faut juste que je tienne jusqu'au week-end, après je rentre chez moi pour voir ma famille et je pourrai vider mon sac et m'aérer le cerveau, me faire faire des câlins par mes parents, leur raconter en détail ma semaine de cours et le changement que ça fait..." Vous me direz bien sûr que le téléphone existe... mais bon c'est pas pareil.
J'étouffe un peu dans cette ville qui semble me dire "démerde-toi". J'étouffe en cours de maths quand je me tourne pour chercher un visage sympathique et qu'à la place je vois une pouffe qui me regarde bizarrement l'air de dire "j’t’aime pas, parce que t'as pas un slim et des chaussures ballerines". Je panique quand je vois le boulot que j'ai à faire, parce que contrairement à ce que dit tout le monde la fac de lettres c'est pas "on se roule les pouces et on a 20 aux partiels". Je panique quand je fais mes comptes et que j'arrive pas à savoir si j'ai trop dépensé ou pas.
Ceci dit je vais pas dramatiser, évidemment les gens sympas ça existe (comme le témoigne Violuna dans sa nouvelle rubrique), puis en ce qui concerne la fac je pense que c'est une question d'adaptation.
En parlant de la fac j'ai halluciné quand j'ai vu l'endroit. Extérieur très sympa, pelouse bien verte et tout le bordel. Mais quand on commence à chercher les salles de cours, c'est de suite moins marrant. Je regarde mon bout de papier, "linguistique salle 215 bâtiment 18". Ok cool. Je vais au bâtiment 18, je cherche partout, pas de salle 215. Je regarde sur le plan d'évacuation du bâtiment, les salles s'arrêtent à 214. Je vais voir le bâtiment d'en face, les salles commencent à 216. Hein ?? Je vais voir la dame au secrétariat du département lettres, lui demande où est la salle 215, elle répond "heu je sais pas". Ah.
Enfin bon voilà, l'organisation des salles est un peu le miroir de l'organisation en général de tout ce qui se passe au Mirail. Non, je veux pas trop les casser nonplus, avouons que l'endroit est immense et que ça doit pas être évident de tout organiser bien comme il faut. Mais y'a des limites quand même.
Pour l'instant j'ai pas vraiment fait connaissance avec des gens, je dois avoir une tête de caniche agressif je sais pas, mais depuis le début des cours personne m'a parlé. Contrairement à, hum hum, quelqu'un que je connais qui se fait aborder par tous les gars en cours de philo.
J'ai découvert que y'a pas que dans la fac de "L'Auberge Espagnole" qu'on peut trouver des étudiants Erasmus, j'ai un peu parlé avec une californienne en cours de linguistique, ça m’a amusé de parler en anglais après tant de temps. Quand on marche dans les couloirs ou qu’on prend le métro on entend un peu de toutes les langues, surtout de l’espagnol et de l’anglais.
Ensuite y’a le resto U, ça va on mange pas trop mal et c’est pratique. Ce qui est marrant c’est que la plupart des gens finissent les cours à 12h30 alors y’a tout un troupeau de people qui se tasse dans le resto, résultat si tu te bouges pas le cul y’a plus trop de places et t’es obligé de t’asseoir pile à côté ou en face de quelqu’un que t’as jamais vu de ta vie. C’est le genre de truc qui arrive pas au lycée (pas à Jean Vigo en tout cas), parce qu’on se débrouillait souvent pour laisser une ou deux chaises d’écart.
Du coup ben on peut écouter les conversations des autres looool, y’en a qui sont vraiment drôles des fois, faut se retenir de rigoler sinon ça le fait pas.
Bon j’crois que ça ira pour cette fois, je mettrai d’autres articles bientôt en donnant plus de nouvelles.
Bisous à tous, vous me manquez beaucoup, j’aimerais pouvoir vous voir plus souvent…